Le gaz naturel

Ecrit par: / Publié le : (mis à jour le 18 juillet 2017) / Pas de commentaire

Après l’électricité, le gaz naturel est la source d’énergie la plus utilisée au monde. En France, des milliers de foyers l’utilisent comme moyen de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire et alimenter leurs plaques de cuisson. Sur le plan domestique, c’est donc avant tout un combustible, qui peut être tout aussi bien être utilisé comme matière première pour l’industrie (production d’hydrogène, de méthanol, d’ammoniac, etc.), ou compte tenu de son haut pouvoir calorifique comme combustible industriel.

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Ces petites flammes bleues qui jaillissent de nos plaques de cuisson dès que nous tournons le bouton soulèvent de nombreuses questions : quelle est la composition du gaz naturel ? Par définition, il s’agit d’un combustible présent naturellement (sans transformation) sous forme gazeuse, dans certains types de roches. Quelle la différence entre le gaz naturel et le gaz de ville ? Quels sont les avantages et les inconvénients de cette énergie ? comment se forme le gaz naturel ? Comment se déroule le processus d’extraction du gaz naturel ?

Butane, propane, gaz de ville, production, extraction, fournisseurs, vente, voici tout ce qu’il faut savoir sur le gaz naturel, ses utilisations et sa chaîne de valeur.

Le gaz naturel en questions

Le gaz naturel est une des sources d’énergie les plus utilisées au monde. Économique et facile à raccorder, il sert notamment pour la cuisine ou le chauffage. Le gaz naturel est une source d’énergie primaire. Comme son nom l’indique, il est naturellement présent dans le sous-sol et ne subit pas de transformation après son extraction. Incolore, inodore, il est plus léger que l’air et composé principalement de méthane. Comme tous les combustibles fossiles, le gaz naturel provient de la transformation de matières organiques en gaz. Les deux-tiers des ressources actuellement connues se situent en Russie et au Moyen-Orient.

Comment obtient-on du gaz naturel ?

Comme le pétrole, le gaz naturel est une énergie fossile ou énergie primaire, ne résultant pas de la transformation d’une autre énergie. Il se forme, lui aussi, à partir de la décomposition d’organismes au fond des océans. Plus léger que le pétrole, c’est le plus léger des hydrocarbures. L’une des principales spécificités de la chaîne gazière concerne le transport, maillon essentiel et qui, en raison de la rigidité des moyens d’acheminement, présente de fortes contraintes.

La consommation de gaz naturel en France

Le gaz naturel représente près du quart de la consommation énergétique mondiale.  38 % de la consommation de gaz naturel en Europe – 30 % au niveau mondial – sont destinés au secteur résidentiel/tertiaire. Environ 10%, soit 4 milliards de m3, de ce gaz naturel consommés en France proviennent d’Algérie

La production de gaz naturel en France

La majeure partie de la consommation de gaz naturel en France provient de l’importation. Les sources d’approvisionnement en gaz naturel demeurent diversifiées.

  • Avec plus de 38 % du total des importations brutes, la Norvège reste dominante mais la quantité importée est stable.
  • Respectivement sur la deuxième et la troisième marche du podium, la Russie et les Pays-Bas sont les sources qui ont le plus souffert de la baisse de consommation. Ils affichent une forte baisse des volumes importés, de 18 à 37 %.
  • Le GNL importé d’Algérie a également baissé. La production nationale est réduite à une portion congrue de 200 GWh en 2014 (- 23 % par rapport à 2013) suite à l’arrêt de l’exploitation du gaz de Lacq en octobre 2013.
  • Le Nigéria exporte également du gaz naturel en Europe, en faible quantité/

Le marché, depuis sa libéralisation au cours des années 2000, nécessite à la fois un pilotage neutre du réseau, un contrôle du strict respect des règles de la concurrence ou encore des voies de recours renforcées pour les consommateurs mécontents. Toutes ces fonctions, et bien d’autres, sont dévolues à plusieurs institutions distinctes, qui travaillent en concertation au quotidien. À commencer par Engie.

Les producteurs de gaz en France

S’il possède ses propres réserves d’hydrocarbures dans le monde, Engie est d’avantage centré sur l’approvisionnement et la commercialisation de gaz que sur la production. Parmi les principaux producteurs de gaz naturel, on trouve E.ON, Ruhrgaz, Eni (qui assure également une activité de fourniture en France), le russe Gazprom et le pétrolier Total, qui a fait l’acquisition du fournisseur belge d’électricité verte en 2016.

Engie, ancien fournisseur historique de gaz naturel en France

Quel est le point commun entre Gaz de France, GDF-Suez, Dolce Vita et Engie ? C’est un seul et même groupe, qui a changé de nom au gré des alliances et de la concurrence pour passer d’un long et laborieux “GDF-Suez-Dolce-Vita” au court et concis Engie. “Engie”, le nom est une contraction du mot “énergie”, choisi par le fournisseur pour sa brieveté et sa facilité de prononciation, ergo, de mémorisation, mais surtout pour témoigner de sa vision de l’avenir, plutôt que leurs racines, spécifiquement dans les domaines à composante technologique tels que l’énergie. D’après ses dires, le changement de nom doit permettre à Engie de communiquer sur l’entrée dans une nouvelle ère » plus respectueuse de l’environnement.

Les offres d’Engie

Ancien fournisseur historique de gaz naturel en France, Engie est le seul à pouvoir commercialiser les tarifs réglementés du gaz aux consommateurs, particuliers comme professionnels. Ces tarifs, fixés sur décision gouvernementale avec l’aval de la CRE, évolue chaque année à la hausse ou à la baisse. Ils servent de référence aux fournisseurs alternatifs pour calquer leurs remises sur le prix du kWh de gaz.

Engie propose également les offres Gaz Fixe et Confort Connecté, deux contrats de fourniture de gaz naturel à prix de marché (fixés par le fournisseur), fixes pendant 3 ans, révisables à la baisse tous les ans.

Côté électricité, le fournisseur propose trois contrats : l’offre Elec Ajust, Elec Weekend et l’offre Happ-e.

  • L’offre Elec Ajust propose de l’électricité verte (d’origine hydraulique, éolienne et solaire, certifiée par des Garanties d’Origine), à prix de marché révisable à la baisse à chaque date d’anniversaire du contrat.
  • Elec Weekend est un contrat réservé aux particuliers dont le logement est équipé d’un compteur Linky. Avec cette offre, le consommateur bénéficie d’un tarif en heures creuses pour le kWh durant tout le weekend (du vendredi soir au dimanche matin). Soit 8h à -30% sur 5 jours en semaine et 24h à -30% pendant deux jours. Le tout avec  une électricité verte d’origine hydraulique, éolienne et solaire.
  • Happ-e est une offre de marché dont le prix du kWh et de l’abonnement sont identiques à ceux des tarifs réglementés d’EDF. Le petit plus ? Avec Happ-e, vous pouvez bénéficier d’une remise de fin d’année à chaque date d’anniversaire de votre souscription. Engie garantit une remise de 8% sur le prix HT du kWh par rapport aux tarifs réglementés. Il s’agit d’une offre 100% web, dont la souscription, la gestion et la résiliation se passent entièrement en ligne.

Les fournisseurs alternatifs de gaz naturel

À l’instar de l’électricité, l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence a sonné le glas du monopole Engie, qui s’appelait encore GDF-Suez à l’époque. Certains fournisseurs étrangers comme eni y ont vu l’occasion de partir à la conquête du marché français. D’autres, spécialisés dans la fourniture exclusive d’électricité, comme EDF et Lampiris, ont diversifié leurs activités et ajouté la fourniture de gaz naturel à leur catalogue de prestations. Parmi les fournisseurs alternatifs de gaz naturel en France, on trouve à présent :

  • EDF
  • Direct Energie
  • Lampiris
  • eni
  • Antargaz
  • Alterna
  • Dyneff
  • ekWateur
  • Energie du Santerre

Les offres des fournisseurs alternatifs

Les fournisseurs alternatifs commercialisent exclusivement des offres à prix fixes ou indexés. Il peut s’agir d’offres “vertes” (biométhane, compensation carbone), en ligne ou “classiques”. La plupart des fournisseurs choisissent d’appliquer une remise sur le prix du kWh plutôt que sur celui de l’abonnement. Un choix qui s’explique par les variations du prix du kWh de gaz au fil des années.

La chaîne des valeurs du gaz naturel

Comment passe-t-on du gaz présent sous roches aux petites flammes bleues qui jaillissent de nos plaques de cuisson ? La chaîne des valeurs du gaz comprend plusieurs étapes successives et distinctes, ainsi qu’un panel d’acteurs spécifiques.

L’exploration

Comme le pétrole, le gaz naturel peut être extrait en milieu terrestre ou marin. L’exploration consiste à rechercher les gisements. Des techniques de cartographie et de sismographie permettent d’identifier les réserves potentielles de gaz techniquement et économiquement exploitables. Le forage permet de confirmer la présence d’un gisement et de déterminer son potentiel économique.

L’extraction

Après la phase d’exploration, l’extraction du gaz nécessite des infrastructures complexes, mais en soit, elle n’a rien de bien compliqué. En effet, l’hydrocarbure se trouve naturellement sous pression dans le sol et remonte donc sans mal à la surface. Il ne reste plus ensuite qu’à l’acheminer vers l’usine de traitement. Le gaz est aussi parfois en solution dans le pétrole, il faut alors l’en séparer. On parle dans ce cas de gaz conventionnel associé. Mais c’est la forme non-associée qui est la plus exploitée, et qui alimente le marché international du gaz naturel.

Transport et transformation

Une fois le gisement foré, le gaz conventionnel qui est naturellement sous pression remonte facilement à la surface. Il est ensuite traité et épuré (élimination des composés soufrés et du CO2) afin d’être commercialisé. Mais avant d’être livré au consommateur, il subit plusieurs étapes de transformation. Il est d’abord extrait de la roche réservoir et transporté par canalisations jusqu’aux usines de traitement. Ensuite, un système d’épuration permet d’éliminer des sous-produits (azote, gaz carbonique, helium…) qui, extraits avec le gaz mais non combustibles, réduisent son pouvoir calorifique, ainsi que des composés corrosifs (soufre) néfastes aux infrastructures de transport.

La distribution

Une fois extrait et transformé, le gaz est amené jusqu’aux gazoducs frontaliers et terminaux méthaniers avant d’être redirigé vers les bassins locaux de distribution. Ce parcours représente un réseau de plus de 31 500 kilomètres de canalisations sous haute pression, qui se subdivise entre un réseau de « grand transport » et un réseau « régional ». En charge de ce réseau (fonctionnement, l’entretien et la gestion), deux entreprises distinctes, appelées des gestionnaires de réseaux de transport (GRT) : GRT gaz, filiale à 100% d’Engie, qui assure 85% de la maintenance du réseau sur le territoire métropolitain, et TIGF, qui assure le quart restant (situé au sud-ouest).

Le stockage

En France, on recense une quinzaine de sites de stockage pour le gaz, gérés ici aussi par deux entreprises, dont une filiale d’Engie, Storengy. Cette entreprise gestionnaire de stockage gère douze sites répartis dans tout le pays (Trois-Fontaines, Tersanne, Manosque…), mais concentrés pour la plupart en Île-de-France. Les trois autres sont gérés par TIGF, par ailleurs gestionnaire du réseau de transport dans le Sud-Ouest,). Au total, les deux entreprises peuvent stocker jusqu’à l’équivalent de 133 TWh (les besoins français annuels se situant environ à 550 TWh).

Le stockage du gaz naturel présente un fort intérêt économique, en plus de constituer une réserve d’énergie pour les mois les plus froids (où la demande en énergie est la plus forte), il permet d’acheter de l’énergie en saison creuse et à bas prix pour la réinjecter ensuite sur le réseau pendant l’hiver.

Foire aux questions

Est-ce que le gaz naturel peut geler ?

Grande inquiétude des utilisateurs de gaz en bouteille (butane, propane), la question du gel du gaz devient récurrente quand les températures se mettent à baisser. Lorsqu’une bouteille de gaz gèle cela signifie que le gaz de pétrole liquéfié (GPL) présent à l’intérieur reste à l’état liquide et ne se gazéifie pas. Ce phénomène se produit à certaines températures, qui sont différentes pour le gaz propane et le gaz butane. Pour le butane, la température de gazéification commence à 0°C. Mais ce type de bouteille étant réservé à l’usage domestique (cuisson), il est rare que la température à l’intérieur d’un logement descende aussi bas et le risque de gel est donc relativement faible. Quant au gaz propane, il peut se peut se gazéifier jusqu’à -42°c. Aucun risque de ce côté-là donc.

Comment relever son compteur de gaz ?

Commencer par repérer votre compteur de gaz : ils se trouvent généralement dans la cave, près de l’entrée ou dans une pièce attenante à la cuisine. En appartement, il arrive souvent qu’ils soient cachés dans les placards. Pour relever le compteur, il suffit de lire les chiffres inscrits en blanc sur fond noir. Les chiffres en rouge (après la virgule) ne sont pas indispensables.

Est-ce que le propane est un gaz naturel ?

Le propane peut être issu du pétrole par raffinage, ou par des processus chimiques. Ce gaz est souvent vendu à l’état liquide, sous le label « Gaz de Pétrole Liquéfié » (GPL), il est un combustible fossile au même titre que le gaz naturel, c’est-à-dire issue de matières organiques décomposées.

Comment économiser sur sa facture de gaz naturel ?

Afin de réduire durablement leur facture de gaz, on conseille aux consommateurs de :

  • Faire vérifier l’isolation de leur logement afin d’éviter les déperditions d’énergie ;
  • Opter pour des appareils de chauffage moins énergivores utilisant des énergies renouvelables ;
  • Maintenir une température de 19°C dans les pièces du logement et entre 55°C et 60°C pour le chauffe-eau ;
  • Optimiser l’utilisation de leurs plaques de cuisson en préférant la bouilloire et la cocotte-minute à la casserole par exemple.

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