La France s’engage à ne plus soutenir les hydrocarbures

14/04/21 Une coalition de sept pays, dont la France, a décidé de ne plus soutenir, à terme, les exportations de pétrole et de gaz. Cependant, seule la France dispose d’un calendrier précis à l’heure actuelle.

Afin de se conformer aux accords de Paris sur le climat, la France et six autres pays vont s’engager à ne plus soutenir, à l’aide de fonds publics, les exportations de gaz et de pétrole. Pour le moment, il ne s’agit que d’un accord de principe et seule la France dispose d’un calendrier précis pour l’arrêt des soutiens publics à l’exportation d’hydrocarbures.

Le saviez-vous ?

Les six autres pays qui accompagnent la France sont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, la Suède, le Danemark et les Pays-Bas.

En s’associant avec d’autres pays européens, la France veut empêcher les grandes entreprises du secteur des hydrocarbures d’être absentes des appels d’offres internationaux ce qui aurait d’importantes conséquences sur l’économie et l’emploi.

Ainsi, les pays signataire s’engagent à respecter trois engagements :

  1. Arrêter le soutien à l’export des hydrocarbures ;
  2. Soutenir des projets de développement durable ;
  3. Être transparent sur l’empreinte carbone.

Un arrêt en trois étapes

La fin du soutien public à l’exportation d’hydrocarbures se fera de manière progressive. Dans un premier temps, le soutien public à l’export du pétrole lourd et des sables bitumineux a été interdit dès le 01 janvier 2021. Cette interdiction va ensuite s’étendre au pétrole « classique » en 2025, puis au gaz en 2035.

Cette transition par étape a pour objectif d’accompagner les 50 000 salariés qui seront directement concernés par la nouvelle mesure. Des plans pour une réorientation vers de nouveaux emplois sont déjà à l’étude.

Quel sera l’impact économique ?

Économiquement parlant, cet accord aura d’importantes conséquences économiques. En effet, le financement des exports d’énergie fossile est primordial pour l’économie des pays. Si l’on prend en compte les pays membre de l’OCDE, les sept pays signataire représentent 45% de tous les financements.

Ainsi, cela permettra à l’OCDE d’adopter une politique davantage tournée vers les préoccupations environnementales.

La France espère que les États-Unis rejoindront l’accord afin de faire pencher la balance de l’OCDE.

Pour en savoir davantage sur cet accord entre la France et six pays européens pour la fin du soutien public à l’export des hydrocarbures, lisez cet article.

Redactor

Ecrit par Maxime

Mis à jour le 20 Avr, 2021