Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a annoncé que l’État deviendrait l’unique actionnaire d’EDF le 8 juin, clôturant ainsi son projet de renationalisation. Il permettra notamment de proposer un prix de l’électricité “le plus bas possible”.

Tournant majeur pour le fournisseur historique de l’électricité en France. “Le 8 juin, l’État aura 100 % du contrôle d’EDF” a indiqué Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, lors de son passage à RTL. Il a précisé que l’État possédait déjà 98% des parts de l’entreprise. Cela permettra de proposer un tarif de l’électricité moins élevé et de relancer le nucléaire en France.

Relance du nucléaire

Selon les déclarations de Bruno Le Maire, l’OPA (Offre publique d’achat) était “décisive pour la compétitivité de nos entreprises”. L’objectif est de proposer un prix de l’électricité “le plus bas possible” pour tous les ménages et de renforcer “l’indépendance énergétique du pays”.

Après que l’Assemblée nationale a supprimé l’objectif de 50% de réduction de l’énergie nucléaire en mars, la renationalisation va permettre “de fixer des exigences claires à EDF pour qu’il augmente sa production d’énergie nucléaire et revienne le plus vite possible aux 350 TWh qui sont essentiels à notre pays”, selon le ministre de l’Économie.

Au total, ce sont 9,7 milliards d’euros qui ont été investis. Cela va permettre “de réaliser dans les meilleures conditions possibles notre projet de construction de six nouveaux EPR”, c’est-à-dire des réacteurs nucléaires.

Dernier obstacle

Le gouvernement est dans la dernière ligne droite avant de voir son projet aboutir le 8 juin. Pour rappel, la cour d’appel de Paris a rejeté le recours des petits actionnaires d’EDF, le dernier obstacle au projet du gouvernement. Ils n’ont pas obtenu l’augmentation du prix des actions à 15 euros qu’ils demandaient.

De plus, les actionnaires se disaient défavorisés par la décision des pouvoirs publics d’augmenter les volumes d’électricité nucléaire vendus via le mécanisme de l’Arenh en 2022. Cela avait pour but de minimiser les répercussions de la crise énergétique sur les consommateurs, mais elle a finalement entraîné un manque à gagner estimé à près de 8 milliards d’euros pour EDF.

Demande de retrait obligatoire

Si la décision de la cour d’appel a permis de relancer l’OPA, début mai, il restait encore à acquérir 4% des parts pour renationaliser EDF. Depuis, 2% des actionnaires du groupe n’ont toujours pas vendu leurs parts. Les représentants des quelque 100 000 salariés actionnaires d’EDF ont initié une action en justice devant le Conseil d’État pour demander une indemnisation. Ils espèrent encore obtenir un prix supérieur aux 12 euros proposés par l’État.

Le ministère de l’Économie a également annoncé, sur RTL, avoir “adressé ce jour à l’AMF une demande de mise en œuvre du retrait obligatoire”. Cela devrait lui permettre de récupérer les parts manquantes pour finaliser son projet.

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