Arctique : TotalEnergies partenaire d’une usine russe de gaz liquéfié

02/12/21 Le groupe TotalEnergies détient une partie de la gigantesque usine russe de gaz liquéfié en construction dans l’Arctique. Si plusieurs banques internationales ont déjà investi dans le projet, la France a interdit à ses banques d’en faire autant.

Un projet controversé

Arctic LNG 2, c’est le nom de la future usine d’exploitation de gaz liquéfié actuellement en construction dans l’Arctique russe. Détenue en partie par la TotalEnergies (21,6%) et la société russe Novatek, cette immense complexe gazier est destinée à atteindre une capacité de production de 19,8 millions de tonnes de GNL par an grâce à trois lignes de production.

Situé dans l’extrême nord de la Russie, ce projet controversé en raison de son impact écologique a pourtant déjà réuni près de 10 milliards d’euros d’investissements :

  • 4,5 milliards d’euros par des banques russes ;
  • 2,5 milliards par des banques chinoises ;
  • 2,5 milliards par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques).

Des banques et groupes industriels japonais sont également partenaires du projet.

Cette « giga-usine » sera la deuxième du genre dans la région après Yamal LNG, située dans la péninsule de Yamal dans le nord de la Russie. Mise en service en 2017, l’usine de Yamal est l’une des plus grandes au monde.

La France refuse d’investir

Face aux conséquences écologiques, la France a décidé d’interdire à ses banques d’investir dans ce projet.  Sous la pression des ONG, le ministère de l’Économie a indiqué qu’aucun financement ne sera accordé à TotalEnergies. « La France ne soutiendra finalement pas Arctic LNG 2, le gigantesque projet gazier de Total en Arctique » s’est félicité l’ONG Les Amis de la Terre, l’un des principaux opposants au projet.

Selon l’association, le retrait de la France est un « signal fort » montrant qu’« Emmanuel Macron admet indirectement que continuer à extraire du gaz est problématique pour le climat et la biodiversité ».

Certains députés écologistes demandent même des actions plus significatives. « La France doit cesser tout financement de projets fossiles à l’étranger, avec ou sans capture de carbone. Plus de grand discours creux, il faut des actes forts. Mettons également fin à toute aide publique à Total et imposons à la firme française la plus pollueuse le respect des droits humains et de l’Accord de Paris » exigent Marie Toussaint, une députée européenne.

Pour en savoir davantage sur ce projet, lisez cet article.

Mis à jour le 2 Déc, 2021

redaction Qui sommes-nous ?
Redactor

Maxime Degras

Rédacteur senior expert des sujets énergie